Logiciels et actifs numériques : comment renforcer leur protection ?

Les logiciels et créations numériques occupent aujourd’hui une place stratégique dans le patrimoine des entreprises. Mais comment s’assurer qu’ils sont correctement protégés ? Comment sécuriser ses droits, anticiper les risques et préserver l’accès à des actifs essentiels à son activité ?

Animé par Garance GONNET PRINCE et Stéphane-Antoine THERENE, respectivement juriste en propriété intellectuelle et vice-président à l’APP, ce webinar s’adresse aux éditeurs de logiciels, dirigeants, avocats et juristes souhaitant mieux comprendre les mécanismes permettant de protéger et sécuriser leurs actifs numériques.

Nos experts reviendront sur les principes essentiels de la propriété intellectuelle appliquée aux logiciels et sur les bonnes pratiques à adopter pour renforcer la protection de ses créations, sécuriser ses droits et anticiper les risques liés à leur exploitation.

Ils présenteront également le dépôt probatoire et l’entiercement, deux dispositifs clés pour protéger, valoriser et assurer la continuité de vos actifs numériques.

Mains sur un clavier numérique avec un cadenas symbolisant la protection des logiciels et des actifs numériques.
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Vers un renversement de la charge de la preuve en droit d’auteur et une protection accrue des auteurs/éditeurs de logiciels ?

La proposition de loi visant à réformer la charge de la preuve de l’originalité d’une œuvre en droit d’auteur, déposée le 6 juillet 2023 au Sénat, pourrait avoir des impacts non négligeables sur les actions en contrefaçon initiées par les auteurs ou éditeurs de logiciels. En effet, ces dernières années, les juridictions, notamment de la 3ème chambre du Tribunal judiciaire de Paris, ont apprécié de plus en plus sévèrement la condition d’originalité des demandeurs à une action en contrefaçon.

La proposition de loi visant à réformer la charge de la preuve de l’originalité d’une œuvre en droit d’auteur, déposée le 6 juillet 2023 au Sénat, pourrait avoir des impacts non négligeables sur les actions en contrefaçon initiées par les auteurs ou éditeurs de logiciels. En effet, ces dernières années, les juridictions, notamment de la 3ème chambre du Tribunal judiciaire de Paris, ont apprécié de plus en plus sévèrement la condition d’originalité des demandeurs à une action en contrefaçon. Bon nombre d’auteurs et éditeurs ont ainsi hésité à faire valoir leurs droits, notamment concernant les programmes informatiques, dont on sait que la démonstration de l’originalité est quelque peu ardue. Or, un auteur qui n’est pas en mesure de prouver l’originalité de sa création perd, de facto, ses droits sur celle-ci, car, à défaut d’originalité, aucune protection par le droit d’auteur ne peut être reconnue.

Aussi, et sans remettre en cause la condition sine qua none d’originalité ouvrant droit à protection par le droit d’auteur et à un monopole d’exploitation sur l’œuvre logicielle concernée, le renversement de la charge de la preuve concernant l’originalité de l’œuvre pourrait avoir un effet vertueux pour les auteurs et ayants droits.

Ce webinar fait un point concret sur cette proposition de réforme et ses bénéfices pour les auteurs et éditeurs de logiciels.

Cet évènement sera animé par François-Pierre Lani avocat spécialiste reconnu en droit de l’informatique et des technologies nouvelles, au sein du cabinet Derriennic et Sylvie Rozenfeld rédactrice en chef d’Expertises des systèmes d’information.

Webinar renversement charge de la preuve de l'originalité
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